Les berges de l'Oise
C'est pendant la période comprise entre les deux dernières guerres que les berges de l'Oise connaissent à Mériel une grande activité.
A cette époque, la rivière était une voie navigable fréquentée par un nombre important de péniches. Certaines s'arrêtaient au port pour y remplir leurs cales de pierres ou de plâtre. Parallèlement à l'activité commerciale, se sont développés les loisirs.
Deux sites étaient propices aux
baignades. Un premier, nommé la baignade des Platanes, se
situait au lieu-dit Le Coin-Perdu, en limite de Méry-sur-Oise, là
où le ru du Montubois vient se jeter dans l’Oise. La seconde
baignade se trouvait à l’extrémité de la rue du Port. Elle
était équipée d’un plongeoir et d’un petit bain
délimité par trois pontons pour améliorer la sécurité. On y
trouvait un club nautique ainsi que des maître-nageurs qui
donnaient des leçons de natation. C’est aussi à cet endroit
que se retrouvaient les
lavandières qui y frappaient leur linge à coups de
battoir.
Le jeudi, le dimanche, mais aussi pendant les vacances, les berges
de l’Oise mérielloises attiraient beaucoup de monde pour
pique-niquer ou faire des promenades en bateau. Des centaines de personnes
venaient assister aux concours de plongeons, aux régates et corsos
fleuris et courses diverses.
A cette époque, les berges de l’Oise ne ressemblaient pas à
celles que nous connaissons aujourd’hui. On y voyait des
roseaux où se blotissaient les barques des pêcheurs, les vaches des
prés voisins venant s’y désaltérer. Des pentes douces en
permettaient l’approche. Sur le chemin de halage, des chevaux
tiraient encore quelques péniches non motorisées.
En contrepartie de cet aspect champêtre, les berges affouillées par
le courant et les crues se détérioraient et s’usaient. Des
travaux étaient devenus nécessaires. Ils ne concernaient pas
seulement Mériel, mais le département et la région. En 1985, est
créée à Mériel une Association de sauvegarde des berges de
l’Oise (l’AROM) pour être partie prenante dans un
contrat régional et départemental de la Vallée de l’Oise. Il
s’agissait principalement d’opérations
d’enrochement des berges, tout en apportant un traitement
paysager des berges, en y créant des chemins piétonniers et des pistes cyclables. Dans cette
vaste opération, Mériel est concernée par 500 m de berge.