Jules Lefèvre-Deumier
Poète et écrivain, Jules Lefèvre-Deumier est né à Paris le 14 juin 1797. Il était l'un des quatre enfants de Denis Lefèvre, secrétaire général du ministère des Finances, officier de la Légion d'honneur.
Jules Lefèvre-Deumier entra au ministère des Finances en qualité de surnuméraire. Très jeune il eut le goût des lettres et de la poésie. Il entra dans le premier groupement romantique de la rue Saint-Florentin. C'est dans la maison de son père à Passy qu'il écrivit une tragédie, alors qu''il n'avait que 16 ans.
Il avait comme amis Vigny, Deschamps et Hugo. Ce dernier lui
reconnaissait un certain talent. Très doué pour les langues
étrangères, il apprit l’anglais, l’italien,
l’espagnol et le polonais. Il publia son premier recueil de
poèmes en 1822.
En 1836, il épouse Mlle
Azalaïs Marie-Louise Roulleaux-Dugage, âgée de 16 ans, fille
d’un conseiller général de l’Oise et d’une
demoiselle d’honneur de la reine Marie-Amélie. Elle devint un
sculpteur réputé. Elle réalisa en 1852 le buste en marbre du prince
président qui devint le buste officiel et fut reproduit pour toutes
les communes de France.
En juillet 1838, Jules
Lefèvre-Deumier achète la maison de la porte de l’Abbaye du
Val avec deux hectares de terre. Il la revend en mars 1852 à M. Bure. Il sera donc
propriétaire à Mériel
pendant 14 ans !
En 1844, il recevait au Val
pendant un mois le poète national danois Oehlenschlage. C’est
en 1842 qu’il publie
"Les Vespres
de l’abbaye du Val".
Cette même année il perd une vieille tante, Madame Deumier, qui
possédait une grosse fortune et l’avait désigné comme
légataire universel. C’est à titre d’hommage posthume à
sa tante qu’il ajoute son nom au sien.
Il étala son oppulence dans un hôtel luxueux de la place
Saint-Georges où il recevait artistes et hommes de lettres.
Il spécula sur des immeubles et acheta un grand hôtel de
l’avenue d’Antin. Il se trouvait en pleine
reconstruction et embellissement lorsqu’éclata la Révolution de 1848. Jules
Lefèvre-Deumier dut se battre plusieurs années avec ses créanciers
pour en fin de compte se retrouver ruiné.
Il présenta sa candidature à l’Assemblée nationale mais ne
fut pas élu. Napoléon III
le prit comme bibliothécaire à l’Elysée, puis aux Tuileries.
Il conserva ce poste jusqu’à sa mort, le 11 décembre 1857.