Ferdinand Gabin
Ferdinand-Joseph Moncorgé, dit Ferdinand Gabin, est le père de Jean Gabin.
Il nait le 18 septembre
1868 à Paris. Son père, "chef paveur" à la ville de Paris,
voulait faire de lui un dessinateur des Ponts et Chaussées. Mais il
se sentait une vocation toute différente pour la chansonnette, et
plus attiré par les flonflons des caf’conc’ que par la
planche à dessin. Son père prenait très mal la chose : "Pas de
fainéant, pas de saltimbanque chez les Moncorgé".
A 17 ans, Ferdinand fait son baluchon et part à
l’aventure. Il débute à Paris en 1885 dans un petit concert de la
rue du Château-d’Eau et prend le pseudonyme de Gabin.
Ensuite c’est la tournée en Province et il retourne à
Paris avec un engagement au Concert des Ternes. C’est là
qu’il rencontre Hélène Petit qui, comme lui, tente une
carrière de chanteuse-diseuse. C’est le coup de foudre. De
leur union naissent sept enfants, dont trois ne vécurent pas. Ces
naissances stoppent la carrière d’Hélène. Ferdinand entre à
la Cigale, le grand café-concert montmartrois. Il y restera 15 ans.
On le retrouve dans la plupart des revues jusqu’en 1908. Il
passe ensuite à la Scala et entre au Palais Royal en 1914. En 1922,
il crée l’opérette "Ta Bouche" au théâtre Daunou : un
triomphe !
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C’est en 1901 que Ferdinand Gabin fait
l’acquisition de la maison de Mériel, sise au n° 43 Grande Rue
où il établit sa famille. Son dernier fils, Jean, ne rêve que de conduire des
locomotives et d’avoir une ferme à lui. Il ne veut surtout
pas suivre la carrière de son père. Ferdinand, soucieux de son
avenir, décide de lui faire apprendre un métier, le sien.
C’est par ruse qu’il l’emmène un jour aux
Folies-Bergères et le fait embaûcher comme figurant.
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C'est ce qui fit dire au plus grand acteur du cinéma français :
"Je suis entré dans le métier à
coups de pied dans le derrière".
Ferdinand Gabin est emporté par une embolie en novembre 1933. Sa fille, Reine,
le découvre prostré dans un fauteuil tenant encore dans ses mains
un magazine où figurait en couverture la photographie pleine page
de Jean Gabin "la nouvelle découverte du cinéma français".
Ferdinand Moncorgé, dit Gabin, repose parmi les siens dans le
tombeau de famille de l’ancien cimetière de Mériel.